Page en cours de chargement

GIET : présentation

Fermer Qui sommes-nous ?

Fermer Contact

Fermer Nature Culture

Activités du GIET

Fermer Film du GIET

Fermer MON810

Fermer Pour la préservation de l'agriculture en Europe

Fermer Colza OGM Ms8, Rf3, Ms8xRf3

Fermer Dossier Soja non GM

Fermer Forum Chine Europe

Textes de réflexions
Communication du GIET
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
44 Abonnés
Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 9 membres


Connectés :

( personne )
Nature Culture - Le projet

 

Ce texte est une simple présentation du projet Nature-Culture. Des développements pouvant amener à d'éventuelles modifications, voire à une remise en question d'une partie du programme, sont en cours.


Le programme Nature-Culture a été initié il y a quelques années, avec plusieurs partenaires[1], suite à un constat assez désespérant : lorsqu'on explique la gravité de la situation avec les conséquences que peut entraîner la destruction de la biodiversité notamment, on est, la plupart du temps, compris, le plus souvent, approuvé, mais sans qu'aucune modification du comportement ne découle de cette compréhension rationnelle.


Cet état de fait étonnant mérite une réflexion, car, finalement tous les efforts faits, notamment par les associations pour faire de l'enseignement et de la sensibilisation à l'environnement n'aboutissent qu'à enrichir les discussions de bistro ou de salon.


Même actuellement, où les changements climatiques font la une de tous les médias et dans toutes les conversations, jamais les ventes de véhicules 4x4 n'ont été aussi florissantes. Les gens comprennent-ils le sens des mots ? Oui et non, semble-t-il. Oui, car ils peuvent en faire l'analyse, juger, transmettre. Non, car il n'y a généralement pas ce qu'on pourrait appeler une « appropriation », une compréhension au sens fort, une véritable prise de conscience.


Certaines personnes habitent au bord de failles géologiques, ou au pied d'un volcan par exemple. Ils sont capables, ayant entendu et discuté avec de nombreux spécialistes, d'expliquer comment eux ou leur descendance seront détruits. Pourtant, ils restent.


De nombreux exemples peuvent être trouvés de telles situations, c'est-à-dire où une expression explicite correcte d'un risque majeur est effective, mais sans traduction comportementale.


On pourrait même dire, avec certains, que plus un risque est grand et moins il est vécu comme réel, même s'il est rationnellement décrit et admis. Quel risque pourrait être plus grand que celui de la disparition de l'espèce humaine, suite à l'altération de l'écosphère ?


En se référant maintenant à ce que l'on sait du fonctionnement du cerveau humain, il semble que l'information, la rationalité, concerne des formations cérébrales n'ayant pas d'action directe sur le comportement[2].


On trouvera des exemples de cas cliniques où les malades ont de bonnes performances logiques, mais avec des lésions frontales altérant la cohérence comportementale.


Schématiquement, on peut dire que pour déboucher sur un comportement, un raisonnement rationnel doit « passer » par le sensible, l'affect. C'est ce passage délicat, correspondant à une véritable prise de conscience, qui est l'objet du programme Nature-Culture. Tout le problème est de trouver des méthodes pour faciliter cette opération, tout en préservant l'esprit critique et le libre-arbitre.


Un des obstacles majeurs pour ce qui concerne la situation actuelle est que, l'Homme se refuse justement à accepter, et même à considérer comme possible, les événements d'une haute gravité (les guerres par exemple). Comment, dès lors, trouver la force contraire qui permettrait réellement de prendre conscience du danger majeur que représente la possible disparition de l'humanité, suite aux erreurs de notre civilisation ?

 

Un autre aspect : ne pas se tromper sur soi-même


Cet aspect du problème fait, en ce moment, l'objet d'une réflexion au sein du groupe. Il apparaît essentiel. Une des premières erreurs du scientifique, notamment, est de se penser comme être rationnel (et de se présenter encore plus comme tel), au motif que ses productions professionnelles (ses publications) sont sur ce mode rationnel. Certes, le cas du scientifique est typique, mais l'Homme rationnel est, dans notre civilisation au moins, le modèle même de l'Homme (voir à ce propos les 2 textes de Matthieu CALAME de la FPH : "Les chercheurs face à la tentation cléricale : libres leçons de Condorcet" et "Fonction sociale et politique des savoirs").


Cette conception selon laquelle l'Homme rationnel fait des choix découlant de ses évaluations, n'est en rien anodine, ne serait-ce que dans la volonté qui en résulte de vouloir maîtriser (le terme n'est pas neutre) rationnellement la nature.


Paradoxalement, lorsque ce comportement « rationnel » mène à la destruction du milieu de vie de l'humanité, la folie du projet n'est même pas remarquée (voir à ce propos l'article « Scientisme »).


Un peu d'introspection nous montre que la plupart du temps, si ce n'est toujours, la rationalisation de nos actes vient a posteriori, ou, tout au moins, il existe entre l'acte et sa justification-explication, un couplage dynamique évolutif très différent de la conception classique où l'acte est la conséquence du projet.


Bref (car il serait trop long de développer cet argument ici), car ce n'est pas la seule erreur sur soi qui soit commise, cette approche, cette enquête sur les a priori culturels (n'oublions pas que la chasse à ces a priori non-dits est l'essence de la transdisciplinarité), fait partie intégrante du programme Nature-Culture.

 


Encore une autre dimension : la non-violence

 

De façon cohérente avec les autres facettes de cette expérience, la non-violence active s'affirme comme une nécessité vitale. On trouvera, ailleurs sur ce site, des développements sur le changement de paradigme global, ou changement culturel, dont nous vivons déjà les prémices.


Encore une fois, il s'agit bien du plus changement de l'histoire de l'Homme, et dans ces conditions, il faut s'attendre à une déstructuration sociale. Sans préparation, il est à craindre qu'une telle déstructuration ne se traduise par une explosion de violence (dont, encore une fois, nous vivons peut-être les prémices).


L'individu ne peut pas, contrairement à la conception dominante, être considéré comme une unité spatio-temporelle pourvue de qualités qui lui seraient attachées. Selon nous, et selon beaucoup d'autre aussi, l'individu est en permanence construit par les relations qui le concernent. La dissolution de ces connexions a de fortes chances de se traduire par des réactions de violence. Par contre, l'Homme doit être capable de prendre conscience de ce risque et, le connaissant, d'en éviter la survenue.


Cette prise de conscience, spécifique, fait partie des objectifs de Nature-Culture.

 


Les moyens

 

Actuellement, les moyens servant au développement de ce programme proviennent de la FRAPNA Ardèche, qui organise depuis plusieurs années des séances de réflexion sur ce thème et diverses animations : sorties naturalistes accompagnées de conteurs, comédiens, musiciens, ou les célèbres journées Nature-Culture au cours desquelles des échanges ont lieu entre organisations, artistes, personnes intéressées et où sont expérimentées de nouvelles formes de réflexion-communication.


Une aide financière importante est apportée à ce programme par le Conseil Régional Rhône-Alpes (voir site Frapna Ardèche).

 

 

 

 



[1] FRAPNA Ardèche, Mirakebel, les Compagnies Colin des Chemins et les Sardines Grillées.

[2] Ouvrage de vulgarisation d'Antonio R. Damasio « l'erreur de Descartes » Eds Odile Jacob, 2001.



Date de création : 12/02/2008 : 16:34
Dernière modification : 07/06/2008 : 12:58
Catégorie : Nature Culture
Page lue 1590 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

W3C CSS Skins Papinou © 2007 - Licence Creative Commons
^ Haut ^